Ne laissez pas Pfizer exploiter la pandémie pour obtenir des allégements fiscaux

Le géant pharmaceutique Pfizer, fournisseur du vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19, fait pression sur le gouvernement fédéral pour obtenir un large éventail d’allégements fiscaux et de concessions dans le prochain budget d'Ottawa. Pfizer est déjà une société très rentable. À l’échelle mondiale, elle a réalisé un bénéfice net de plus de 48 milliards de dollars américains au cours des trois dernières années, et ce, tout en payant très peu d’impôts. En fait, elle a plutôt reçu un remboursement net d’impôt de 7 milliards de dollars américains au cours de cette période.

Elle pousse maintenant le gouvernement canadien à :

  • réduire son taux d’imposition des sociétés, prolonger les allégements fiscaux et rendre les crédits d’impôt remboursables aux entreprises multinationale
  • fournir des assurances que l’Agence du revenu du Canada ne les poursuivra pas pour évitement fiscal en utilisant des « prix de transfert »
  • renoncer aux changements réglementaires qui rendraient les médicaments plus abordables pour les Canadiens

Cette poussée agressive du principal fournisseur de vaccins contre la Covid-19 au Canada est particulièrement inquiétante au milieu d’une pandémie, lorsque Pfizer détient la clé de la vie ou de la mort de milliers de personnes et d’entreprises. Il est d'autant plus inquiétant de constater que Pfizer a réduit davantage les expéditions de vaccins au Canada qu’à d’autres pays.

Nous pensons qu’il est scandaleux que Pfizer impose des demandes agressives pour réduire ses impôts et maintenir des prix élevés pour les vaccins  au milieu d’une pandémie tout en interrompant et en réduisant l’approvisionnement convenu avec le gouvernement Trudeau.

Le Canada était un chef de file mondial dans la production de vaccins avec les laboratoires publics Connaught, jusqu’à ce que ces derniers soient vendus par les conservateurs dans les années 80. La plupart des nouveaux médicaments sont développés en premier lieu avec un financement public pour la recherche, tandis que les bénéfices sont par la suite réalisés par des producteurs privés qui paient peu d’impôts.  Il nous faut rebâtir notre capacité publique à produire nos propres vaccins et médicaments, afin de ne pas être exploités par des entreprises multinationales.

Veuillez dire au premier ministre Justin Trudeau et à la ministre des Finances Chrystia Freeland de tenir tête à Pfizer et aux grandes entreprises.

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